spacer spacer spacer
Chapitres
1 en savoir plus
2 des changements en vue ?
3 et les frontaliers ?
Imprimer l'article
 

Le chômage

1. en savoir plus

Qui peut désormais se prévaloir de n’avoir aucun risque de tomber au chômage ? Malheureusement, très peu de monde ! Et même si François Biltgen, ministre du Travail et de l’Emploi se donne pour objectif de « procurer le plus rapidement possible le plus de postes à durée indéterminée aux personnes en recherche d’un emploi », il n’en reste pas moins qu’il vaut mieux ne pas être par trop désemparé au cas ou un licenciement vous « tomberait dessus ». Voici donc quelques petits points à connaître pour passer ce cap avec un peu moins de tracasseries…

Premier point mais non des moindres ; seuls les personnes domiciliées sur le territoire grand-ducal peuvent prétendre à une indemnité de chômage au Luxembourg. Les frontaliers devront se renseigner respectivement à l’ONEM pour les Belges et à l’ASSEDIC pour les Français. Mais occupons nous en premier lieu des résidents…

Une indemnité d’un an pour les résidents

Comme expliqué plus haut, seules les personnes domiciliées sur le territoire peuvent s’inscrire en tant que demandeur d’emploi à l’ADEM (Administration de l’emploi). Cependant, les détenteurs d’une carte de légitimation de la sécurité sociale ou d’un formulaire E303 peuvent également prétendre au chômage au Grand-Duché. Bien évidemment il faut également remplir les conditions pour exercer une activité professionnelle au Luxembourg et… être disponible pour un emploi ! Vous répondez à ces conditions ? Alors rendez-vous à l’agence de votre région au plus vite car l’inscription prend effet à la date de la première présentation personnelle (en chair et en os !) auprès de l’ADEM. Cette première visite permet déjà de se procurer le « Guide du demandeur d’emploi » mais également de remplir un premier questionnaire. Celui-ci servira de base à votre second rendez-vous ; auprès de votre conseiller-placeur qui prendra en charge votre dossier et deviendra votre interlocuteur de référence.

Cependant, cette inscription ne suffit pas pour l’octroi des indemnités de chômage. Pour en avoir droit, il faut, au plus tard 15 jours après la fin des relations de travail, faire une demande d’octroi des indemnités de chômage auprès du Service des prestations de chômage complet. Pour cela, munissez-vous de la carte de placement établie par les services de placement et de votre lettre de licenciement et/ou contrat de travail et rendez-vous dans l’agence de votre région. Il vous sera alors demandez de remplir un formulaire de demande et de le remettre avec la fiche de retenue d’impôt. A partir de là, vous aurez fait votre travail ! Il ne restera alors plus qu’à attendre la décision écrite ! Cependant si celle-ci s’avère être un refus de versement d’indemnités, vous aurez toujours la possibilité d’avoir recours auprès de la Commission spéciale de réexamen, en seconde instance.

Rappelons que l’indemnité de chômage est versée aux travailleurs sans emploi ayant occupés un temps plein ou un temps partiel à raison de 16 heures par semaine minimum. Par contre, les jeunes ayant terminé leur formation initiale peuvent également prétendre à une indemnité chômage s’ils répondent à certaines conditions…

Mais revenons plus spécialement aux salariés. Le montant de l’indemnisation pour ce public est fixé à 80% du salaire brut des trois derniers mois de travail ou 85% si le demandeur est bénéficiaire d’une modération d’impôt pour charge d’enfant(s).
Cette indemnisation est alors versée mensuellement pendant 12 mois voire plus sous certaines conditions spécifiques. Elle est cependant plafonnée à 250% du salaire social minimum les 6 premiers mois puis 200% le dernier semestre.

Intéressant également à savoir : un travail complémentaire est toléré et ne donne pas lieu à un abattement des indemnités si celui-ci ne procure pas un revenu supérieur à 10% de la rémunération de référence (les 3 derniers salaires).

Haut  Page suivante
 
Haut de page.